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L'anxiété parentale: la comprendre avec douceur.

Devenir parent et accompagner son enfant à travers les différentes étapes de sa vie, peut faire émerger toute une gamme d’émotions. Parmi elles, l’anxiété parentale est très fréquente. Il est important de rappeler que l’anxiété n’est pas, en soi, une émotion négative. Elle a même un rôle adaptatif. L’anxiété est un mécanisme naturel qui nous aide à anticiper les dangers, à rester vigilants et à prendre soin de ce qui compte pour nous.


Chez les parents, l’anxiété peut se manifester par des pensées/inquiétudes récurrentes concernant la sécurité, la santé, le développement ou le bien-être de leur enfant. Elle peut donc nous amener à porter une attention particulière aux besoins de notre enfant, à prévoir certaines situations ou à agir pour assurer sa sécurité. Dans ce sens, elle peut devenir un allié.


De plus, ce que j’observe souvent en consultation, c’est que les parents peuvent porter de nombreuses inquiétudes à propos de leur rôle parental. Plusieurs se questionnent sur leur capacité à prendre soin de leur enfant comme ils le souhaiteraient : être suffisamment présents, disponibles, compréhensifs, offrir un accompagnement sensible, favoriser une parentalité positive et bienveillante… tout en tentant de maintenir un équilibre avec les multiples responsabilités du quotidien.


Plusieurs facteurs peuvent contribuer à l’anxiété parentale : les nombreuses adaptations qu’amène la parentalité, la fatigue ou le manque de sommeil, les responsabilités nouvelles, les pressions sociales ou familiales, certains facteurs environnementaux ou encore nos propres expériences passées, le manque de soutien, etc.


Voici certains exemples de situations qui peuvent générer de l’anxiété parentale :  Lorsque l’enfant est gardé par quelqu’un d’autre pour la première fois, lorsqu’il commence la garderie, lorsqu’il tombe malade ou se fait très mal, lorsqu’il arrive des moments plus difficiles, comme perdre patience, ne pas réussir à comprendre le besoin de son enfant, ressentir de l’ambivalence face à son rôle de parent, etc.


Dans ces moments, plusieurs parents peuvent ressentir de la peur, de la culpabilité ou parfois même de la honte. Cela peut venir affecter l’estime de soi et le sentiment de confiance/compétence dans leur rôle parental et il peut s’installer une peur des impacts à long terme sur l’enfant, une recherche constante de solutions pour « faire mieux », ou autre, qui peut devenir lourde à porter lorsqu’elle persiste dans le temps.


Lorsque l’anxiété se présente, il peut être aidant de commencer par la reconnaître, se valider, se rappeler que ce que l’on ressent est humain et s’accueillir avec bienveillance.


Voici quelques pistes pour prendre soin de son anxiété parentale:


· Prendre quelques respirations lentes et profondes lorsque l’inquiétude monte (afin de calmer le corps)

·  Se rappeler que l’on fait de son mieux avec les ressources du moment

· Explorer l’émotion/le besoin personnel ou pour notre enfant sous-jacent à l’anxiété

· Revenir à ce qui est sous notre contrôle ici et maintenant

· S’accorder de petits moments de pause, même courts, pour se recentrer

· Échanger avec d’autres parents/une personne de confiance ou écrire ses pensées peut aider à remettre certaines inquiétudes en perspective


Si l’anxiété devient envahissante, qu’elle occupe beaucoup d’espace dans vos pensées ou qu’elle vous empêche de profiter du quotidien, il est important de ne pas rester seul avec cela. Aller chercher du soutien auprès d’un professionnel, d’un intervenant ou d’un organisme peut être une étape précieuse pour prendre soin de vous. Prendre soin de son anxiété parentale, c’est aussi prendre soin de soi comme parent.



Catherine Drolet

Travailleuse sociale en périnatalité

 
 
 

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© 2024 par Émilie Martineau

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